Sur nos visages
Dans les étoiles, le souffle emporte
Les désespoirs comme les tristesses ;
Les larmes fuient, les rires exhortent
Les yeux à briller et les caresses
A déployer sur un monde noir
Un voile blanc, un voile marbré,
Immaculé mais veiné d’espoirs,
Couvert d’un rêve aux reflets ambrés,
Prêt à accueillir tous ces sourires
Illuminés de joies libérées.
Et quand se seront enfuies les pires,
Viendront les liesses immodérées ;
Qu’ils s’extasient, ces yeux malicieux !
Et que sur nos visages s’esquissent
L’imprudent, l’espiègle et l’astucieux !
Que battent les tambours, le calice
Du bonheur dévoilé peut se boire :
Sa lie vous rend ivre d’euphorie.
Que la Terre s’amuse : le soir
Jaillira la fantasmagorie,
Et pétilleront des cœurs charmés,
Rassasiés par leurs vies exaltées.
Nos rires sont une grande armée
Face à des malheurs bien déroutés.
Si le rire est le propre de l’homme, le bonheur est à notre portée


